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Le contexte
La réforme de la facturation électronique impose la réception obligatoire à toutes les entreprises. Pour un groupe d’administration de biens, cela signifie passer de l’OCR à l’EDI, fournisseur par fournisseur : énergie, ascenseurs, eau, compteurs.
Chaque chantier répète le même travail : comprendre le format du fournisseur, définir les champs pivots (identifiant légal, contrat, ordre de service, équipement), poser les règles de rapprochement, tester sur un lot réel.
Ce qui a été fait
- Définition du format pivot (UBL, EDI, OCR), des règles de rapprochement strictes et de la structure par couches sur Snowflake ; travail direct avec les fournisseurs, en parallèle.
- Le rapprochement au contrat, mesuré puis corrigé : un entonnoir en quatre portes sur 1,1 million de factures montre que la première, le rapprochement, perd 33,5 points à elle seule. Un moteur en six passes, du sûr vers le flou, neuf cas de classement, et des lots de corrections qui partent toujours avec leur retour arrière, un audit de moins de 24 heures avant et une vérification en base deux jours après.
- Un système multi-agents (36 agents, 30 compétences) construit en agentic coding, branché en lecture sur la boîte mail et l’agenda, les tickets, la documentation, l’entrepôt de données et les dépôts de code : les courriels sont classés par chantier, les tickets utiles proposés chaque matin, la documentation curée en une base de connaissances de 113 pages.
- Chaque chantier fournisseur est ensuite outillé : profilage du fichier reçu, rapprochement au référentiel et au contrat, contrôle des écarts, corrections proposées en lot, brief préparé avant chaque comité. Règle dure : aucun mail, aucun ticket, aucune écriture sans décision humaine.
Ce que ça a donné
- 76 % des factures intégrées sans intervention humaine en mai 2026 ; une facture électronique s’intègre seule dans 80,4 % des cas contre 59,3 % pour une facture scannée, à moteur identique.
- Lot pilote : 1 029 contrats corrigés, rattachement d’un fournisseur d’électricité de 64 à 88 % ; 1 798 fausses corrections évitées chez un ascensoriste par la seule normalisation des identifiants.
- Un socle de deux millions de compteurs reconstruit chaque matin en six minutes, arrêté net par l’une de ses 39 assertions au moindre écart ; 8 016 numéros corrigés émis.
- Plus de quinze chantiers fournisseurs menés de front sur la période ; durée d’un chantier type d’environ 3 heures à environ 30 minutes, estimation de l’équipe, sans chronométrage formel.
- Un corpus de 9 500 courriels, 45 673 tickets et 927 pages réduit à 113 pages de connaissance curées et tenues à jour.
Ce qu’on retient
La réforme ne supprime aucun problème de référentiel : elle ajoute une échéance. Ce qui fait tenir la cadence, c’est un pivot bien défini et des agents qui absorbent le répétitif, pas une armée de prestataires.