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Le contexte
Un distributeur national rachète une enseigne d’une soixantaine de magasins. Pour les faire basculer sous sa bannière, chaque rayon doit être reconstitué à partir de son propre catalogue : il faut savoir, article par article, s’il est déjà connu, s’il l’a été puis déréférencé, ou s’il n’a jamais existé chez lui.
La table d’analyse héritée compte 26 millions de lignes : articles, magasins, fournisseurs, stocks, indicateurs. Personne ne sait dire quelles tables et quelles jointures la produisent. Le premier jour commence par cette question.
Ce qui a été fait
- Reconstitution de la chaîne des tables : douze sources, neuf jointures, un schéma documenté et relu avec l’équipe, qui devient la référence de la plateforme.
- Rapprochement des articles en trois passes, du sûr vers le flou : code-barres identique, puis libellé, marque et contenance, puis fournisseur et référence. Chaque article classé dans une seule famille : connu et actif, connu mais déréférencé, jamais vu.
- Réactivation plutôt que recréation : quand le code-barres, le fournisseur et la contenance concordent, l’article déréférencé reprend vie avec son historique ; un seul critère manque et il passe en file humaine. Aucune création tant qu’un déréférencé peut correspondre.
- Rapprochement des fournisseurs par identifiant légal, pas par nom : deux libellés différents, un seul fournisseur ; les cas restants créés une fois, proprement.
- Un tableau de bord par magasin, reconstruit chaque nuit : part du rayon déjà connue, articles à créer, points qui bloquent la bascule ; trois niveaux de lecture, direction, région, magasin.
Ce que ça a donné
- 79 % des articles appariés, 21 % identifiés comme jamais vus et à créer ; environ 46 000 réactivations validées par les achats, 0 doublon créé, environ 3 100 cas tranchés à la main.
- 93 % des fournisseurs de l’enseigne rapprochés par identifiant légal, 310 à créer, 0 doublon.
- Tableau de bord en production à la passation, le 30 juin : une soixantaine de magasins suivis chaque nuit.
Ce qu’on retient
Un rachat, c’est d’abord deux référentiels qui ne se connaissent pas. Tant qu’on ne sait pas dire « cet article, on l’a déjà », chaque rayon converti recrée des doublons. Le pivot d’abord, le tableau de bord ensuite.